
Cette structure autoportante repose sur deux pieds en fonderie aluminium et déploie deux toiles indépendantes, créant une protection continue adaptée aux terrasses déportées du bâtiment principal. Contrairement aux solutions d’appoint mobiles, cette installation semi-permanente garantit une stabilité comparable aux stores muraux classiques, tout en s’affranchissant de toute contrainte architecturale sur la façade.
- L’abri de terrasse sur pieds : repenser l’ombrage sans contrainte murale
- Structure autoportante contre parasol classique : démêler l’équation durabilité-encombrement
- Ancrage au sol ou lestage : calibrer la stabilité selon votre configuration
- Dimensionnement et réglage d’inclinaison : anticiper la zone de protection réelle
- Questions fréquentes sur les stores double pente
L’abri de terrasse sur pieds : repenser l’ombrage sans contrainte murale
Un store banne double pente est une structure d’ombrage autoportante sur deux pieds, déployant deux toiles indépendantes pour couvrir de grandes surfaces de terrasse sans fixation murale. Principalement utilisé par les professionnels CHR (cafés, hôtels, restaurants) et pour les terrasses résidentielles éloignées du bâtiment.
Parmi les dispositifs d’ombrage pour la terrasse, le store banne double pente se distingue par son autonomie structurelle, là où pergolas et voiles d’ombrage nécessitent des points d’ancrage muraux ou au sol répartis. Cette spécificité technique répond à une contrainte architecturale précise : l’impossibilité de fixer un équipement en façade, que ce soit pour des raisons esthétiques, réglementaires ou structurelles.
La conception repose sur une armature en aluminium composée de deux pieds massifs en pièces de fonderie, reliés par une traverse supérieure supportant deux bras articulés indépendants. Chaque bras déploie sa propre toile, formant deux pentes distinctes qui se rejoignent au sommet. Cette configuration permet de couvrir des surfaces rectangulaires allongées, typiquement entre 8 et 15 m² selon les modèles, avec une emprise au sol réduite aux deux pieds latéraux. Les fabricants spécialisés comme intersun.fr proposent des gammes professionnelles adaptées aux configurations de terrasses indépendantes, avec dimensionnement sur mesure et garanties étendues structure-toile.
Cas pratique : Prenons l’exemple d’un restaurateur avec une terrasse non attenante au bâtiment principal. Face à l’impossibilité de fixer un store en façade, les parasols déportés imposent une instabilité chronique au vent et un encombrement entre les tables qui complique le service. Le passage à un store double pente avec scellement au sol a permis de doubler la surface ombragée en continu, d’accroître le confort client et de réduire drastiquement le temps de manipulation quotidienne (déploiement unique en début de saison contre ouverture-fermeture journalière de multiples parasols).
L’observation révèle que ce type d’installation se démocratise au-delà du seul secteur professionnel. Comme la douzième étude biennale de l’Unep le confirme, les particuliers représentent 49 % du chiffre d’affaires du secteur de l’aménagement paysager, signe d’une demande résidentielle croissante pour des équipements de terrasse haut de gamme. Les propriétaires de villas avec terrasses centrales autour d’une piscine ou espaces repas déportés adoptent progressivement ces structures pour éviter la multiplication anarchique de parasols.
Structure autoportante contre parasol classique : démêler l’équation durabilité-encombrement
La comparaison entre store double pente et parasol(s) déporté(s) dépasse la simple opposition prix d’achat. L’analyse comparative des solutions d’ombrage révèle que la décision pertinente intègre des critères d’exploitation rarement croisés dans les guides produits standards : coût annualisé incluant les remplacements, temps de manipulation cumulé sur une saison, et stabilité réelle mesurée selon les normes de résistance au vent.
| Critère | Store double pente | Parasol(s) déporté(s) | Verdict factuel |
|---|---|---|---|
| Stabilité au vent | Scellement béton ou lestage renforcé, résistance selon normes NF EN 13561 | Base lestée mobile, repli obligatoire par vent supérieur à 40 km/h | Avantage store (sécurité et disponibilité) |
| Surface couverte | Jusqu’à 12 m² en continu (modèle type 3×2×2 m) | 3 à 4 m² par unité, multiplication nécessaire avec zones non couvertes | Avantage store (grande emprise homogène) |
| Manipulation quotidienne | Déploiement unique en saison, aucune manipulation journalière | Ouverture, fermeture et déplacement quotidien par unité (10 à 15 min pour 4 parasols) | Avantage store (gain temps professionnel) |
| Investissement 5 ans | Budget initial élevé, maintenance minime, aucun remplacement structure | Budget initial faible multiplié par nombre d’unités, remplacement toiles et mécanismes fréquent (tous les 2-3 ans) | À calculer selon usage (store rentable si usage intensif CHR) |
La robustesse d’un store autoportant repose sur la qualité de son armature, un critère déterminant face aux sollicitations mécaniques (vent, poids de toile mouillée) que les parasols classiques ne subissent pas de la même manière. Les professionnels constatent fréquemment que les pieds en fonderie aluminium des modèles haut de gamme offrent une longévité supérieure aux tubes assemblés par vissage, limitant les déformations structurelles après plusieurs saisons d’exposition.
L’erreur la plus couramment constatée sur le terrain est le sous-dimensionnement initial : installer quatre parasols de 3 m² pour couvrir une terrasse de 12 m² crée des zones intermédiaires non protégées et impose un encombrement au sol (quatre pieds centraux) qui complique la circulation. La consolidation vers une structure unique autoportante libère l’espace de service tout en éliminant les manipulations répétées.
Ancrage au sol ou lestage : calibrer la stabilité selon votre configuration
Le choix du mode de fixation conditionne directement la résistance au vent, la pérennité de l’installation et la possibilité de démontage hivernal. Deux options techniques s’opposent : le scellement béton (fixation définitive par coulage de plots ou chevilles chimiques) et le lestage par barres de maintien (poids amovibles fixés sur platines). Aucune des deux n’est universellement supérieure : la pertinence dépend du type de sol, des contraintes réglementaires et de l’usage saisonnier ou permanent prévu.
- Si dalle béton pleine et stable + travaux autorisés :
Scellement au sol (fixation définitive, résistance maximale au vent selon la norme NF EN 13561 et ses exigences de performance, aucune mobilité ultérieure).
- Si dalle béton mais travaux interdits (copropriété, PLU) ou non souhaités :
Lestage par barres de maintien (installation réversible sans perçage, charge à calibrer selon modèle et zone climatique).
- Si graviers, bois ou sol instable + usage permanent :
Scellement sur plots béton coulés préalablement (création de fondations stables), ou réfection du sol en dalle si budget permet.
- Si graviers, bois ou sol instable + usage saisonnier avec démontage :
Lestage mobile renforcé (vérifier compatibilité charge avec sol, risque d’affaissement sur gravier) OU reporter le projet et privilégier des parasols renforcés si surface inférieure à 15 m².

Concrètement, le scellement assure une résistance au vent supérieure et convient aux installations permanentes en zones exposées (littoral, couloirs de vent urbains). Le lestage offre la flexibilité du démontage hivernal, prolongeant la durée de vie de la toile en climat neigeux ou très humide, mais impose un repli par vent fort dépassant les seuils de sécurité. Les retours d’utilisateurs professionnels convergent sur un constat : les établissements CHR en exploitation toute l’année privilégient le scellement pour éliminer toute manipulation, tandis que les résidences secondaires optent pour le lestage permettant un stockage protégé hors saison.
Il est généralement recommandé de privilégier un diagnostic préalable du sol par un professionnel avant commande : la portance d’une dalle sur terre-plein diffère de celle d’une terrasse sur vide sanitaire, et certains graviers compactés acceptent un lestage renforcé là où d’autres nécessitent impérativement un scellement sur plots béton. Cette étape préventive évite les mauvaises surprises post-livraison.
Dimensionnement et réglage d’inclinaison : anticiper la zone de protection réelle
La surface théorique annoncée (largeur × avancée des deux pentes) ne correspond jamais exactement à la zone ombragée effective au sol. Trois paramètres interfèrent : l’angle d’inclinaison des toiles (réglable de 0° à 15° sur la plupart des modèles), la hauteur du soleil selon l’heure et la saison, et la hauteur de la traverse supérieure par rapport au sol. Un store de dimensions 3 m de largeur × 2 m d’avancée par pente couvre approximativement 12 m² lorsque les toiles sont déployées à plat (0°), mais cette surface se réduit à environ 10 m² avec une inclinaison de 12°.
L’analyse du marché indique que les configurations types pour terrasses résidentielles oscillent entre 2,5 × 1,8 × 1,8 m (petites terrasses) et 4 × 2,5 × 2,5 m (grandes terrasses et CHR). Pour dimensionner correctement, comptez une marge de sécurité de 20 % au-delà de la surface de mobilier à protéger : si votre table mesure 2 × 1,5 m (3 m²), visez un store couvrant au minimum 4 m² en projection réelle, soit un modèle de dimensions supérieures intégrant la réduction due à l’inclinaison.

Le réglage de l’inclinaison permet d’adapter la zone ombragée à la course du soleil : une inclinaison nulle (toiles horizontales) maximise la protection au zénith (midi-14h), tandis qu’une inclinaison de 10 à 15° optimise l’ombrage en fin d’après-midi lorsque le soleil descend. Les tendances du marché CHR montrent une adoption croissante des mécanismes à réglage manuel par manivelle, plus fiables et moins coûteux que la motorisation pour ce type de structure autoportante. La manipulation reste ponctuelle (ajustement saisonnier selon hauteur du soleil), contrairement aux stores muraux rétractables manipulés quotidiennement.
L’ensemble des critères de dimensionnement permet d’affiner votre décision selon la configuration exacte de votre espace extérieur et vos contraintes architecturales.
Questions fréquentes sur les stores double pente
Quel budget prévoir pour un store banne double pente ?
Le budget pour un store banne double pente professionnel varie selon dimensions, finitions (qualité de toile acrylique, mécanisme manuel ou motorisé) et mode de fixation. Les gammes d’entrée pour particuliers démarrent généralement autour de quelques milliers d’euros, tandis que les structures CHR haut de gamme avec grandes dimensions et toiles teint masse atteignent des montants nettement supérieurs. Ce budget inclut structure et toile, hors pose professionnelle qui représente un coût additionnel selon complexité du scellement ou du lestage.
Faut-il un permis de construire pour installer un store double pente ?
La réglementation varie selon commune et PLU. Comme le précise la fiche officielle de la Direction de l’Urbanisme de Paris, une simple déclaration préalable de travaux suffit généralement si l’emprise reste inférieure à 20 m² et la hauteur à 12 m. Si l’ouvrage se situe en zone protégée (périmètre de monument historique, secteur sauvegardé), un permis de construire peut être exigé. Vérifiez systématiquement auprès du service urbanisme de votre mairie avant commande. En copropriété, l’accord du syndic demeure obligatoire quelle que soit la surface.
Quelle est la durée de vie d’une toile de store double pente ?
La durabilité d’une toile dépend de la qualité du matériau (acrylique teint masse versus impression), de l’exposition (plein sud accélère l’usure) et de l’entretien régulier (nettoyage annuel recommandé). Les garanties fabricants couvrent généralement plusieurs années sur la toile et davantage sur la structure aluminium. Le remplacement de toile seul, lorsqu’il devient nécessaire, représente un coût bien inférieur au remplacement complet de la structure.
Peut-on démonter le store en hiver ?
Oui pour les modèles sur lestage, qui se démontent en quelques heures à deux personnes (dévissage des barres, dépose des toiles, démontage des pieds). Les stores scellés au sol restent en place : il faut replier et sangler les toiles, puis protéger par housse si la région connaît des chutes de neige importantes. Le démontage hivernal prolonge la durée de vie de la toile en limitant l’exposition aux intempéries, mais impose un espace de stockage d’environ 2 à 3 m³ minimum selon dimensions.